La poésie sur internet
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Par : Arielle
Luisant de joie
gorgé de sève
arquant les branches de l’été
un jour barbouillé d’innocence
qu’éclaboussent les chiens mouillés
Gerbes de rires qui ricochent
contre les dents des nénuphars
L’étang étincelle il accroche
une joncaille de soleils
aux doigts des saules goguenards
Dérobé au calendrier
des jours précieux à révérer
pépite des saisons sans âge
Fêtant sa grâce intemporelle
un jour à serrer au grenier
parmi les photos pêle-mêle
Et les colliers de coquillages
les fleurs séchées et les dentelles
mouchoirs brodés d'éternité
Ce message a été édité - le 21-06-2025 à 16:45 par Arielle
Ce message a été édité - le 21-06-2025 à 16:48 par Arielle
Posté à 16h44 le 21 juin 25
Face à l'étang, seuls et devant
Cette mare d'eau fermée,
L'on sent le froid, l'on sent le vent,
D'une image surannée.
Mais l'océan mène l'enfant
L'arrache à sa dent innée,
Le propulse vers le néant,
Sur une fleur bientôt fanée.
Entretemps, des mots, quelques cris
Font vibrer les ondes et rident
De ce liquide, la surface ;
Mais bien que je m'escrime et fisse
Des ronds de jambes qui paradent,
Je n'échappe à cet embarras.
Ce message a été édité - le 27-06-2025 à 09:57 par Lau
Posté à 21h30 le 26 juin 25
De belles images, Arielle !
"une joncaille de soleils
aux doigts des saules goguenards"
(!!!)
Ce message a été édité - le 26-06-2025 à 22:23 par Salus
Posté à 22h23 le 26 juin 25
Raccrochez !
À travers l’eau fangeuse, un rayon de soleil
Me fait claquer des dents et cligner des paupières.
Je revois dans un flash passer ma vie entière,
Un frisson convulsif me crispe les orteils.
Au milieu des chœurs et d’hymnes sans pareil,
Une masse liquide écrase la portière.
Cette mare ignorée sera mon cimetière,
Parmi les nymphéas guette le grand sommeil.
Car la bagnole gît tout au fond de l’étang
Dont les crapauds moqueurs et autres habitants
Assistent, nonchalants, à ma glauque agonie.
Ma conscience palpite encore faiblement.
J’aurais dû rédiger à temps mon testament :
Une dernière bulle, et l’histoire est finie.
(Oups ! je crains d'avoir cassé l'ambiance...)
Posté à 22h35 le 26 juin 25
Un gros bras, briseur de rêve...
Posté à 15h50 le 27 juin 25
Un très beau poème, une multitude d'images originales !
Manon
Posté à 20h21 le 27 juin 25
@Salus J'en ai trouvé un autre :
La mare est attirante, une grenouille y plonge,
Le décor est charmant, le cadre la séduit ;
Déjà, négligemment, pour tromper son ennui,
Elle y jette les plis de sa serviette-éponge,
Et puis, sans barguigner, s’y vautre avec ardeur,
Espérant de la sorte un moment se détendre.
Quoi de mieux, en effet, que mollement s’étendre
Sur les bords d’un étang aux vertes profondeurs.
L’eau glauque porte bien quelques colibacilles
Évoquant l’hôpital ou le champ de navets ;
Elle tressaille un peu car, présage mauvais,
Le bassin, de surcroît, grouille de crocodiles.
Mais voici qu’elle chute au fond du réservoir,
Par les alligators aussitôt poursuivie ;
Et un gonze farceur qui passait la convie
À gigoter plus vite et conserver l’espoir.
Posté à 09h28 le 28 juin 25
Un bassin sis en Californie à l'instigation du gonze Donald ?
https://www.google.com/search?gs_ssp=eJzj4tDP1TfIMLU0MWC0UjWosDCwMLUwSLNMMrZINky2tLQyqEgxNLUwMUk0Mk-zTDS1SDT14k
Posté à 10h51 le 03 juil. 25
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