Sans la noirceur aiguë qui déchire les nuits,
Le vers las dormirait dans sa gangue de pierre ;
Nulle étoile alors n'embraserait la matière,
Et l'âme ignorerait les chemins qu'elle suit.
C'est la peine parfois qui féconde le chant,
Comme un soc douloureux ouvre un sillon fertile ;
La blessure consent à l'œuvre difficile,
Et l'or pur du poème éclôt du cœur souffrant.
Heureux non le tourment pour lui-même adoré,
Mais le feu qui transmue une cendre en aurore ;
Car la douleur muette, en secret, peine encore,
Lorsque naît sous la plume un monde restauré.
Ainsi l'ombre parfois sert de seuil au flambeau,
Et le deuil devient lyre aux cordes fraternelles ;
Les larmes ont souvent des vertus immortelles,
Puisqu'elles font chanter jusqu'au fond du tombeau.
Note : premier de cinq poèmes composés par l’IA sur le thème Souffrance et Poésie, assistée par Xuyozi pour redresser deux alexandrins dans chaque poème, redonner le bon genre à une rime dans le troisième et changer quelques mots ici ou là que j’ai jugés plus poétiques.
Posté à 14h38 le 15 juin 26
Édité à 00h03 le 16 juin 26 par Xuyozi