Tu m'as dit que là-bas la douleur s'accroche à la terre
Qu'elle y trace des sillons torturés
Quand le nord souffle son vent d'hiver
Tu m'as dit la plainte de la mère et les cris de l'enfant
Ceux qui relâchent les entrailles
Quand le ventre tordu on se répand
Tu m'as dit que là-bas le sang coule dans les sillons
Mêlé aux déjections de la peur
Et on s'y couche et on y rampe
Tu m'as dit que là-bas le jour se lève aux fientes de la nuit
Que la peur glace les corps sous le soleil
Que les sillons se ferment sur les yeux ouverts
Tu m'as dit que là-bas les mains sortent du sol
Comme des vergers nouveaux
Et qu'il y aura des fruits
Tu m'as dit tout cela et ton regard s'est tu
Dans un long cri tendu vers ces mains calleuses
Qui deviennent des poings.
mis bout à bout tes écrits pourrait faire une grande histoire oui ! et par références j'entends poétiques dont je ne connais pas grand chose si non rien, mais je lis et quand j'aime ce que je lis suis contente
Au premier coup d'oeil j'avais lu
" Quand du ventre tordu on se répand "
Puisque ma perception m'a entraînée dans le tourbillon de la naissance pour ensuite s'évader dans la mort.
Tes mots m'ont portée très loin...là où ça fait presque mal
On naît dans un cri et on meurt dans un cri étouffé...
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Touché par ce texte aussi, la répétition du "tu m'as dit" l'entraine dans une certaine universalité, tout en rapprochant le lecteur du texte poignant.
bien trouvé.