« J'oubliai la genèse et toute son histoire »
sans doute est-ce plutôt "oublierai" ;
par ailleurs, je soupçonne qu’ « l’univers quantique » rime avec « l’éternel cantique ». On a l’habitude de prononcer « couan », alors qu’il faudrait prononcer « kan », puisqu’il s’agit bien de quantité. D’ailleurs, des physiciens ont écrit « le cantique des cantiques », c’était trop tentant.
La sagesse que tu exposes ici est celle du rebond, fondée sur une naïveté retrouvée… Que peut-on espérer quand on a perdu la foi ? En quoi croire encore quand on n’espère plus ? Dans ce sandwich, on fait ce qu’on peut en augmentant son humilité. Les cathos, puisque j’ai reçu une telle éducation, m’apprirent ce triangle-là : acte de Foi, acte d’espérance et acte de contrition. Au moins est-ce un triptyque cohérent, même pour l’athée que je suis devenu.
Le questionnement auquel renvoie ton poème commence plus ou moins tôt chez chacun, et dure jusqu’au bout : permet-il d’y arriver, avec ou sans perte de cette nécessaire naïveté ?
Je n’oppose pas observation et contemplation. Je présume que tout commence par l’étonnement chez l’enfant, suivi de la contemplation qui mène à l’observation, l’expérimentation, l’analyse, puis la synthèse pour tenter d’y voir un peu clair. Aucune de ces phases n’annule la précédente : elles se superposent nécessairement. Plus tu entres dans un sujet, plus tu réinitialises cette boucle de phases. Entrer dans le mystère, avec nos chiches moyens, l’épaissit. Source de désespoir d’arriver un jour à qqch, ou d’émerveillement face à un grandiose qui nous résiste ?
Cela dit, j’apprécie ton poème, bien maitrisé.