A Violette, que je ne connais que virtuellement et qui ne sait peut-être pas
A Mady que je connais pour de bon et qui sait déjà
A Quintavallee, un bon copain qui s’en doute, vu qu’on en a souvent parlé
A Pierre qui risque de rouspéter si on ne répond pas presto et qui comprendra peut-être :
Tout ce que j’écris dans le rondeau "le hasard fit bien les choses" est -exceptionnellement- bien réel. Après plus de trente ans passés hors de France (pas très loin, certes, mais immergée dans un tout autre milieu) à ne plus parler couramment, pour raisons professionnelles, que le français juridique, commercial ou économique, j’ai redécouvert avec bonheur cet autre français « artistique » que j’affectionnais AVANT. L’immense appétit de rattraper le temps perdu est devenu, au fil des dernières années, une gourmandise dont je ne peux me passer, tout en sachant pertinemment que je ne comblerai jamais mon retard.
Pour finir, une citation de Bert Brecht qui traduit cet état de fait : Wenn du einmal im Exil gelebt hast, wird dir ewig etwas fehlen – Si tu as vécu une fois en exil, il te manquera éternellement quelque chose.