La poésie sur internet
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Par : Pierre Lamy
En surfant sur Internet, j'ai découvert ce poème non signé. Quelqu'un en connait-il l'auteur ?
Muet stérile en l’angoisse où s'efface
Le vol nocturne et l’or d'un astre mort,
Le pur miroir de la page me mord
Du froid d'une insoluble et blanche glace.
Quel spectre d'aile en ce cristal espace
Surgit, ô cygne issu d'un vain remord,
Pour fuir le vers qui s'envenime et dort
Dans le linceul que le silence enlace ?
Rien ne s'ajoute au vide du flacon,
Ni le parfum d'un ténébreux blason,
Ni le secret de l'absente agonie.
Seul le poète, en son exil de fer,
Lègue au néant la lueur infinie
D'un astre pur aboli dans l'éther.
Posté à 07h08 le 20 mai 26
Je sais pas, mais c'est superbe et mallarméen en diable !
Posté à 08h34 le 20 mai 26
Beaucoup de locutions de type Mallarmé, choix de vocabulaire, à se demander s'il ne s'agirait d'une façon, avec ou sans aide de qui l'on sait ?...
C'est fou ce que je peux être mauvaise langue, parfois...
Posté à 11h30 le 20 mai 26
En réalité, il s'agit d'un texte 100% IA (Gemini)
Je lui ai commandé un sonnet façon Mallarmé.
Il m'a épaté. Mais inquiété.
Il est loin le temps où l'on se gaussait du Chat qui pète et de ses textounets maladroits.
Depuis la machine a fait le plein d'œuvres classiques.
Je l'ai aussi testée sur André Breton, Francis Ponge (parti pris des choses) et Rimbaud.
C'est bluffant.
Mais inquiétant pour le devenir des Sites de Poésie.
Posté à 12h23 le 20 mai 26
Édité à 12h32 le 20 mai 26 par Pierrelamy
Pas sympa de piéger les gens comme ça.
Posté à 15h58 le 20 mai 26
Veuillez m'excuser Madame Sylvain. J'aurais sans doute du poser la question de but en blanc.

Posté à 17h11 le 20 mai 26
Youpiiiii ! j'avais subodoré la chose immonde !
On lui a donné la capacité de combiner les éléments de langage explicites, mais il ne possède pas celle d'avoir l'esprit du Steffy. Ecrire "à la manière de" est un exercice classique de lettrés lequel ne se réduit pas à la combinaison d'éléments. C'est pire qu'un simple pastiche qui se doit d'être reconnaissable, alors que "la manière" ne doit pas permettre cette reconnaissance: l'expert gidéen n'y verra que du feu et déclarera qu'il s'agit d'un roman de Gide que personne ne connaissait. La mystification se compare à celle des faussaires talentueux en peinture, et il faut le niveau et la maîtrise d'un Pierre Louÿs pour s'y risquer avec succès.
Posté à 20h32 le 20 mai 26
Merde, l'IA commence à faire de "bons " textes ; on est mal barrés !
Posté à 20h40 le 20 mai 26
Tiens, pour me venger :
(et mon frangin s'appelle vraiment Stephane)
Alme amer
(A Stéphane, mon frère)
D’un esprit de grève abdiquant,
Une émotion douce soulève
Ce fil mort qui tenait le glaive
Amer au suspendu piquant.
Passage, bief, aux saisons lentes
Où glisse en sinueuse nef,
Insubmersible et derechef,
L‘envie émue aux déferlantes !
Inapte, du rêve aux cheveux
Arrachés - splendides aveux !
Miroitant, merveilleux, à rendre ;
Psalmodiant ce code obtus,
Le syntagme ocellé de cendre
Trahit le langage en vertus.
Posté à 20h48 le 20 mai 26
Le machin expose les signes déclenchant chez le récepteur / spectateur une réaction hormonale, ou humeur, dite aussi émotion ressentie, alors que l'humain producteur présente les signes de ce qu'il ressent, et qu'il met, grâce à la technique de son art, en forme.
Autrement dit, le bidule ne ressent rien de ce qu'il offre, alors que le comédien s'applique à ressentir ce qu'il offre au spectateur.
De plus, l'humain n'a pas besoin d'être prompté pour produire, il fait cela de lui-même spontanément, sans nécessairement avoir besoin d'atteindre un but; tandis que l'engin ne produira rien de lui-même parce qu'il fait chaud, que les oiseaux sont verts et que l'amour de sa vie lui saute sur les genoux !
L'outil ne m'inquiète pas plus qu'un manche de pioche, c'est le con.... qui s'en sert qui m'inquiète. Je pense aux maisons d'éditions qui formatent la production littéraire en optant pour des lignes éditoriales destinées à toucher un public cible - la flèche, la cible -. Le scribouillard de demain ne sera qu'un employé dans une entreprise qu'il devra servir pour qu'elle se taille la part de la hyène sur le marché du débilotron. Il y a tant de nombrils douloureux que nombreux s'y précipitent en espérant un soulagement temporaire de production de bile noire, - le choléra contemporain. Et dans le manège, on peut faire tourner le canasson sapiens qu'un ustensile numérique tient au bout de sa longe; ça se nomme management. L'avenir est au crétin radieux!
Posté à 20h58 le 20 mai 26
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