Pathos en troupeau agglutiné
Se mouvant en rêves à vide
A la recherche, que sais-je, pour combler
Les yeux étrangers du trou sordide
Les rues ondulant en parade atrophiée
Cortège mou aux encens de moiteur
Gloussent au rythme des tintements fantasmé
Où les festins nus sont servis sans pudeur
Les fixations brillent et consolent
En lichens de lumière artificielle
Qui rampent sur les murs et sur le sol
Et pourtant, la parade y touche le ciel
Les fruits murs tombent de leur poche
Délestée, l’infame nuée se fait remplacer
Dans les ruines résonnent les cloches
Le fruit devenant cendre et papier
Une main, la mienne ? , pose une bombe
Qui suinte de mots et de prose
Où les paupières sont catacombes
D’un chaos vibrant d’une piètre cause
Ils ont ouvert un centre commercial
Et mon peuple s’y est jeté
Pour combler un rêve bancal
Pathos en troupeau agglutiné
Posté à 21h12 le 10 juin 18