C'est l'été, tout commence par des rires
Des blagues, des jeux à n'en plus finir
On se cherche, se chambre, se chamaille
Preuve d'une complicité sans faille
De la tendresse amicale et sincère
On dirait une sœur avec son frère
Un soir, trois ou quatre verres de trop
Tes gestes deviennent trop insistants
Tout se passe si vite, sans un mot
Tu me plaques au sol, violemment
Tes mains crispées sur mes frêles poignets
J’étais figée, impuissante, glacée
Le rythme incessant de tes va et vient
Cela semble ne pas avoir de fin
Je suis resté prostré contre le sol
Tout est flou, si confus, que dois-je faire ?
Partir très loin ? Me relever ? Me taire ?
Pourtant je suis victime d’un viol
Mais j’ai bien trop peur du quand dira-t-on
Je n’ose rien dire, c’est difficile
Sans passer pour la fille trop facile
Parmi celles qui ne disent pas non
Ne vous posez jamais la question
Un rapport sans votre consentement
Un rapport qui commence par un non
Tout cela s’appelle une agression
Posté à 18h07 le 08 mars 24