Sous le saule l’âgé est en pleurs.
Du jadis, resurgissent ses peurs
de la guerre, des cris de ses sœurs.
soupire, tressaute, son cœur saigne.
Il se lève, se secoue, puis rugit
des mots durs contre se four maudit
Qui a pris ses aînées, il gémit
Un pigeon roucoule, il le dédaigne.
Il n’a plus d’espoir, il est trop vieux
Ses prunelles sont un ciel pluvieux.
Dans ses mains un album précieux
où toute sa famille se baigne.
Quand la lueur s’éteindra du corps
L’âme alors ! Va prendre son essor
Vers ce lieu vêtu de bleu et d’or
Pour se nicher là, où la paix règne.
Posté à 12h00 le 02 juil. 20