La poésie sur internet
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Par : Salus
Noir
Si j’ai broyé, caillou, tes éclats dans ma tête,
C’est d’en tirer les feux qui consument ici
Mes sens : une littérature anachorète.
Et j’ai laissé toute licence à mes démons :
L’air véhément des mers, l’ire au plus haut des monts ;
J’étais étroit ! J’ai tout connu ! Plus la défaite...
J’ai chanté jusqu’au son de ma mise à merci !
… Ton hallali, Néant, sonne à nos Parthénons
Le glas renouvelé d’un vieux bronze épaissi
Sous le grec envers gris des fables et du mythe.
Crevé, l’œil absolu de nos aspirations,
Laisse encor s’écouler le faux parfum du myrte,
Le sébum mystérieux, l’ancien miel des humeurs
Suintant de cette plaie inhumaine - et j’en meurs !
L’exercice du glyphe, agreste espace hispide,
Impasses, culs de sac, visions, disparitions,
Basculant tour à tour les dogmes et les mœurs,
N’a de pérenne rien
que nous ne flétrissions.
… Mais nul écrit ne brave, où s’envole le rêve,
Le cri vrai de la Muse et ses torves secrets
Censurés par des clefs dont l’entrave relève.
…
Pour transcender, Réel, ton odieux pouvoir,
Peut-être pour sortir d’un affreux étouffoir ;
Ah ! pour négocier quelque forme de trêve
Avec les dieux cruels aux sourires sucrés,
Sous le tic-tac tragique et le laminoir
noir.
Ce message a été édité - le 16-02-2022 à 13:36 par Salus
Posté à 17h35 le 13 févr. 22
Etrangement, c’est la couleur des profusions,
Où l’on se plonge et parfois notre âme y reflète
Un ami, notre corps (?) et sa chair un peu blette,
Ne supporte plus qu’un lemme et ses illusions.
[L’exercice du glyphe, agreste espace hispide ; Ah celui-là !]
Posté à 12h07 le 16 févr. 22
Toi qui sifflotes comme un sylphe, es-tu si svelte ?
Nonobstant, s'il eût suffi que nous, fous, suions,
Etymologues de comptoir, sur les sillons
De nos prédécesseurs ! (jusqu'à la langue celte ?)
Posté à 14h05 le 16 févr. 22
Faut-il à l'aune de la Grèce
Plonger en puits d'illusion.
Alors n'est-il pas en l'espèce
De songer sans dérision
À affronter de nouveaux mythes,
Telle une monture l'enfourchant
Par folie et vaste délire,
En un beau mais furieux chant.
Posté à 14h40 le 16 févr. 22
Moi ? Le filou, je flotte auprès de l’if et, preste,
Vagabond du tonneau, m’usant les durillons
De zincs, - Mets-nous Brixta la cervoise et rions,
Depuis la boue et vers la suie, un soir nous reste.
Posté à 16h27 le 16 févr. 22
Saintes :
La grâce grecque reste et pèse
Plus que chaque innombrable scion
Quoiqu'on la tue et la dépèce
Sans état d'âme ou compassion
Je préfère l'odeur des myrtes
Ou celle éclose en fourrageant
Dans les cent sons qu'offre la lyre
Aux fragrances de l'Ouragan
Posté à 20h44 le 16 févr. 22
Lau :
Eclusons ta magique ale au fond du palestre ;
Que le sport soit mental, et le godet, millions !
Tout ça retentira comme un immense orchestre
...Et pour rimer, bien gris, nous serons des lions !
Posté à 21h23 le 16 févr. 22
Nous serons des lions à la parure bistre,
Ocre et sous les vols fous des vespertilions,
Nous cornemuserons sous les cordes du cistre,
Les reflets des ferments des Saint-Emilions.
[ Vespertilionem a, semble-t-il, une racine commune avec le leo. Ainsi, te revient le point. Et bravo pour la rime en double-axel : flète/svelte – reste/estre]
Santé !
Ce message a été édité - le 17-02-2022 à 18:26 par Lau
Posté à 22h21 le 16 févr. 22
Si les dogmes sont nourrissants
Le dogmatisme nous tracasse
Même le rêve a goût de sang
Pour tout marin qui Ouessant passe.
J'ai dit dogme ?
Posté à 14h28 le 17 févr. 22
Lau, qui montre une parfaite probité étymologique, me laisse un point que je ne mérite pas ; en effet, et dans un délicat aparté, il me fait la pertinente remarque que la "palestre", sorte d'agora sportive, est une fille antique, que j'ai outrageusement masculinisée !
CinquiemeVallee :
Un mystérieux quatrain tissant
La critique qui m'escagasse :
De quel dogme m'investissant
Parles-tu donc, fils de sargasse ?
Ce message a été édité - le 17-02-2022 à 18:51 par Salus
Posté à 18h11 le 17 févr. 22
C'est le basculement des dogmes et des mœurs
Qui fit rouler ma gourde cargaison mentale
Par dessus bord mais il n'y eut ni peur ni mal
Ne sonne pas le gong pour un gnome à la mer !
Posté à 21h15 le 17 févr. 22
Bascule-les, si t'es un gnome !
Posté à 00h21 le 18 févr. 22
Pas touche au cambusard !
Posté à 11h55 le 18 févr. 22
Adepte de la touque de tafia ?
Posté à 17h09 le 18 févr. 22
Lu, lu et relu. Sincèrement apprécié. Dense en sons et j'en danse.
Sous le grec envers gris des fables et du mythe.
Laisse encor s’écouler le faux parfum du myrte,
Posté à 15h15 le 04 mars 22
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