Plus ou moins lisse dès sa naissance,
Ce chemin semble long et sans fin,
Seul l’horizon marque l’échéance,
Selon son humeur il signera notre destin.
Cette sente musarde, cherche le meilleur, évite le pire,
Se protège des pierres qui déboulent sur son passage,
Hume les parfums des fleurs avant de les cueillir,
Siffle avec les oiseaux afin d’annoncer son visage.
Rocailleux parfois, ce chemin lutte pour avancer,
Puis, de nouveau aplani, il court sans hésiter,
Des ornières profondes l’obligent à s’arrêter
Mais le chant des cigales parvient à le libérer.
Petit à petit il atteint, avec satisfaction, la cime,
Après déboires et victoires, il contemple son épopée,
Il emprunte alors le versant opposé de la colline,
Mais vieilli, usé, il aperçoit l’horizon à ses côtés.
Posté à 11h28 le 16 avril 25