Je découvre, ce matin, un jour comme un autre, à mon réveil,
Un goût de café aguiche allègrement mes babines,
Un rayon de soleil s’obstine à m’éblouir comme la veille,
Mais un sentiment diffus, déplaisant se dessine.
Ce matin, si semblable aux autres depuis des ans,
Se transforme tout à coup en un moment de désarroi,
Cette valise, discrète mais si présente me surprend,
Je devine, la peine m’envahit, tu t’en vas !
Cette absence bouleversera, alors, les jours à venir,
Chacun d’entre eux s’écoulera comme l’autre, éploré,
Morose, sombre, meurtri par ce cruel souvenir,
Puis cette blessure se muera en cicatrice voilée.
Un jour, une autre valise franchira le seuil de ma demeure,
Gorgée de joie, d’amour et d’une grande félicité,
Chaque jour sera, alors, comme un autre, empli de bonheur,
Le soleil, les parfums, l’harmonie inonderont mes journées.
Posté à 11h09 le 10 mai 25