Quand il boira cette eau rance de l'olivier,
Qu'aucune albe colombe a cueilli de rameau,
Il sera silencieux, ayant perdu les mots,
Lesquels font que Décembre est suivi de Janvier.
Elle n'en finit pas de flotter, Ophélie,
Depuis que son charmant Prince ignore ce lieu
Où commence, ou finit, le fou rire sérieux
Du clown qui se brûla en son périhélie.
Irréversible chute, inévitable Terre !
Elle est cette mater qui ne te lâche pas !
Qui, pour te retenir, concocte un bon repas ;
Tout désir d'envol est celui d'un sursitaire.
Tu regardes pourtant chaque soir le ciel noir,
Ton œil, de sa lumière, étant le ruminoir.
©JIM
Posté à 18h55 le 26 août 25
Édité à 16h58 le 29 sept. 25 par Jim