La poésie sur internet
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Par : Machajol
Se profile un visage aux yeux clairs et rêveurs
Sans même le savoir il accroche les coeurs
Visage à la peau pâle aux taches de rousseurs
Songeur dans les nuées, le regard semble ailleurs
Un voile de tristesse et pourtant si charmant
Que se cache-t-il donc derrière ce front blanc
Une interrogation, simple questionnement ?
La regarder agir, vous vient un sentiment
De partager un peu sa vie bien mystérieuse
Légère, insouciante et grave mais sérieuse
Quand les jours sont au beau, elle paraît rieuse
Et pleine de gaité, du passé oublieuse
Posté à 15h46 le 18 sept. 25
Édité à 20h52 le 20 sept. 25 par Machajol
Quelques alexandrins pour changer un peu !

Posté à 13h44 le 19 sept. 25
Je t'encourage dans cette voie (tu peux virer l'accent sire corn flakes de 'tache').
Pour le reste, je suis un chouia psychopathe, fais de ces remarques ce que tu veux :
- le 's' de blancs brouille la rime
- 'sa vie' se devrait d'être suivi par un mot commençant par une voyelle pour lier le 'e' final
- "passé oublieuse" est hiatal.
Posté à 18h23 le 20 sept. 25
Merci Lau de ta lecture vigilante et du commentaire.
Quelques corrections !
Amitiés poétiques 
Posté à 21h07 le 20 sept. 25
De bien beaux alexandrins conformes à une diction contemporaine... Le "e" étant muet, le faire suivre d'une voyelle introduirait un hiatus avec la voyelle qui le précède. V+
Posté à 01h57 le 21 sept. 25
Je pensais classique ;
(…)
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
(…)
Verlaine
(…)
Ai-je donc vidé tout, vie, amour, joie, espoir ?
J'attends, je demande, j'implore ;
(…)
Totor
Posté à 08h54 le 21 sept. 25
Je suis d'accord avec Jim pour tolérer le e de vie devant une consonne et avec Lau et Popaul pour la vie exila.
Donc avec la vie bien mystérieuse de Machajols (à ceci près que la diérèse ferait plus classieux et permettrait de sucrer le bien)
Posté à 09h07 le 21 sept. 25
Édité à 09h12 le 21 sept. 25 par Pierrelamy
C'est une question de rigueur ; à quoi ça sert de singer des formes classiques pour -sous prétexte de les dire 'contemporaines'- faire l'économie des règles de base ?
Qui s'exprime oralement, dans la vie de tous les jours, en alexandrins ?
Faire évoluer une forme d'expression, perso, je suis pour, si tant est que ce soit justifié.
Posté à 11h16 le 21 sept. 25
ALlez, j'y vais de mon grain de sel:
D'accord avec Pierre pour le choix de la diérèse sur "la vie bien mystérieuse"
Mais alors ne faudrait-il pas faire subir le même traitement au vers suivant
"Légère, insouciante et grave mais sérieuse"
pour garder une unité dans l'ensemble du quatrain ?
Cela dit je trouve plein de grâce ce portrait nuancé qui nous laisse entrevoir ses humeurs changeantes
Posté à 11h44 le 21 sept. 25
Arielle, c'est sûr qu'il faut aussi faire la diérèse à sérieuse. Et grave sérieuse me réjouit pour le clin d'œil au parler d'jeun.
Posté à 12h57 le 21 sept. 25
La versification ne devrait être qu'un moyen, un instrument, et non le but.
Posté à 14h31 le 21 sept. 25
Combien, Lau, j'aime cet exemple qui introduit un hiatus...: "vie, amour"... i_a. Certes, la virgule l'atténue.
Tout à fait d'accord, TTJ, un instrument, pas le but. Il faut donc développer son habileté à l'employer.
Dans la conversation courante, Lau, nous reprenons le plus souvent notre souffle toutes les 3 ou 4 syllabes, ce que nous marquons d'un accent tonique. Voici l'origine de la structuration de tout vers, nul besoin de causer alexandrien...
Plutôt, Arielle, que d'écrire "Légère insouciante et grave et serieuse", Macha a opté pour un "mais" en place d'un "et", qui introduit une nuance de sens , inflechit plus vers un "ce pendant" qu'une simple équivalence entre les termes que coordonne une conjonction.
Posté à 15h50 le 21 sept. 25
Édité à 16h47 le 21 sept. 25 par Jim
Sans être un but, c'est une façon qui contribue au plaisir de l'écriture et de la lecture du message. Le dire et sa façon vont de pair.
L’un toujours vit la vie en rose,
Jeunesse qui n’en finit plus,
(...)
Verlaine
(...)
Qui plane sur la vie et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes
(...)
Baudelaire
(...)
La vie arrive avec ses passions troublées ;
On jette sa parole aux sombres assemblées ;
(...)
Hugo
(...)
La vie est un degré de l’échelle des mondes
Que nous devons franchir pour arriver ailleurs.
(...)
Lamartine
(...)
Et près d'eux, comme deux statues
Qui naquirent d'un même effort,
Se tenaient, de blancheur vêtues,
Deux vierges la Vie et la mort.
De Banville
Prévenez-les...
Posté à 18h30 le 21 sept. 25
Édité à 18h37 le 21 sept. 25 par Lau
Alors, dit autrement : la versification devrait être au service de l'auteur, et non l'auteur au service de la versification.
Posté à 20h23 le 21 sept. 25
De même que l'ouvre-boîte est au service de l'amateur.e de sardine à l'huile et non l'inverse.
Posté à 06h47 le 22 sept. 25
Édité à 08h01 le 22 sept. 25 par Pierrelamy
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