Le gel s’étire au bord du jour,
Il cisèle l’herbe en velours,
Et fait danser la plaine blanche.
Sous son éclat, la nuit se penche,
Offrant au froid son dernier tour.
Il ourle un souffle sans détour,
Pose un frisson sur chaque cour,
Le gel.
Il rit d’un rien, léger, qui tranche,
Sème un éclat que l’aube enclenche,
Et peint l’hiver d’un vif contour.
Dans l’air vibrant, revient toujours
Le gel.
Posté à 12h01 le 06 févr. 26