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[Poème à forme fixe]Manque de cuisse

Par : Jim

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Jim

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     Que ce soit d'hiver ou d'été, nous assistons
A ce spectacle convenu, tant de l'obscène
Que du trivial où, tout un, de l'humble fiston
Au vieux bougre, applaudit les pitres sur la scène.
     C'est ce qu'on nomme cirque où règne la grimace !
Chacun ramène une fierté, de quoi marquer
Son temps, surtout lorsque l'on a, d'une limace,
La colonne ou bien, d'un vacher, le siège arqué.

     Veuillez voir notre ponte et notre joli monstre !
Nous avons tout raté, il est notre avenir !
C'est un enfant prodige, ainsi qu'il le démonstre ;
     Moins que vivre il imite, il a de qui tenir...
Tandis que du succès nous arborons le masque,
Fort peu naissent armés, le chef couvert d'un casque !

©JIM

Posté à 12h27 le 07 févr. 26

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Pierre Lamy

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Surprenant
Ces vers comptent bien 12 syllabes, mais on a l'impression de lire de la prose.
Ce style étrange sied bien au sujet et à son titre capillotracté.
J'ai kiffé.

Posté à 20h55 le 07 févr. 26

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Jim

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Merci Pierre. Classiquement, un vers une phrase ou, si l'on préfère, une proposition par phrase. Il suffit de laisser venir une phrase sur plusieurs vers, et d'appliquer allègrement à la chaîne rejets et contre rejets. De plus, tout texte, prose ou vers, est rythmé, puisque nous reprenons normalement notre souffle toutes les trois ou quatre syllabes. C'est ce qui se produit quatre fois dans un alexandrin, mais aussi chez tout prosateur dont on savoure la petite musique, de Flaubert qui se trouvait mauvais musicien à Céline. Conclusion, il faut toujours lire à voix haute. C'est ce que faisait Brassens: il écrivait d'abord ses textes, puis les lisait jusqu'à ce leur musique s'impose à lui.

Posté à 18h00 le 16 févr. 26

Édité à 18h02 le 16 févr. 26 par Jim

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