La poésie sur internet
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Par : Tonindulot
Ton silence est pénible et grisaille mon teint.
Reviens, dès cette nuit, frapper à ma fenêtre
Pour prouver à ce lieu que complice on peut être.
Lorsque le crépuscule aura rosi le ciel
Prépare ton voyage et viens pour l’essentiel.
Donne-moi ces idées qu’il ne me faut plus taire
Afin que l’on m’adjuge un très beau commentaire.
Je ne puis renoncer par manque de vouloir
Au destin qui se dit par des bruits de couloir.
On prétend, à l’encan, que j’aurais bonne Presse,
Et qu’on m’accorderait un lopin de tendresse.
Je me suis, en effet, vu de plumes planté
Dans un rêve inouï qui m’a fort supplanté.
Je faisais, avec soin, une souple courbette
Devant le Roi surpris à lorgner ma gambette.
Les gardes de la Cour en armure engoncés
Demeuraient attentifs, mais certains défoncés
Pour avoir abusé de la Bénédictine
Que servait un bon Père à la sainte tétine.
Tout ce Monde emplumé me laissait soutenir
Un pas lent destiné à ne rien retenir.
En effet la rumeur aussi chaude que fade
Ne laissait entrevoir aucune rebuffade.
Voilà ce qui me plût (vraiment au plus haut point) :
Avoir tous ces vivats, sans nuire à l’embonpoint
Que je portais galant comme un tout jeune Page
Que devait vivement débrider un vrai Sage.
Mais non je ne suis pas partisan de l’excès
Ni pour, en grand public, dégonfler un abcès.
Revenons sagement au début de l’histoire
Où j’étais plus discret et de calme notoire.
Ô Muse enfin ici, sans fausse modestie
Ne me propose plus d’avaler quelque Ostie.
Je n’ai plus le besoin d’expier quelque faute
Mais j’ai la forte soif d’une grâce plus haute.
Ô Muse encor merci pour ce divin retour !
Je sens que mon crayon est parti pour un tour !
Oh que n’ai-je plus tôt commandé de la Neige
Pour qu’on puisse glisser sans besoin de manège.
J’abandonne le Roi dans son lointain Château
Où j’aurais tôt ou tard pris un sacré râteau.
Je suis bien dans ce Monde, à notre belle Epoque
Ere d’Aménité où pas un ne débloque !
Etre les pieds sur Terre et sans déguisement
C’est le pied pour celui qui jamais ne se ment.
J’ai failli me tromper à cause de ce rêve
Où ma Muse endormie était seule en sa trêve.
Soyez tout comme moi de modeste transport
Pour pouvoir accoster en n’importe quel port.
Allez soyez dans l’heur sans bouder la Nature
De l’être qui se veut taquin et peu mature.
Posté à 11h10 le 26 févr. 26
poème inspirant mais désolée j'ai la manie de la synthèse
Muse,
j’ai rêvé trop grand.
Des regards, des couronnes,
du bruit autour de mon nom.
Mais la gloire pèse
et le rêve ment.
Reviens légère,
sans trône,
sans masque.
Je veux écrire vrai,
les pieds sur terre,
sans me perdre
à vouloir briller.
Posté à 14h49 le 26 févr. 26
Oui il ne faut jamais être à Cour...d'argument ou d'autres choses
merci pour le résumé
Posté à 20h59 le 28 févr. 26
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