La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Jim
Issue de la nature ou bien d'un dieu quelconque,
Je constate l'effet et souvent m'y soumets.
La pierre chute en bas, depuis le haut sommet,
Et j'entends la mer sourdre au tréfonds de la conque.
Je ne puis que subir et au mieux réagir ;
Je suis le survivant, doté de bons réflexes.
Par chance mon cerveau aborde le complexe ;
Lors saurai-je à mon gré la sauvage assagir ?
J'ai construit la Cité, décidant de sa Loi.
Je bannis tout cela, qui s'oppose ou résiste
A tout ce qui, par moi, dans mon enceinte existe.
Ici, je suis le maître, ici, je suis le roi !
De m'échapper du joug, auquel je suis contraint
Depuis que le vivant tremble et craint sur la Terre,
J'augmente ce fossé qui du grave libère,
Évadé n'ayant plus à ronger quelque frein.
©JIM
Posté à 15h51 le 23 mars 26
Petite loi de Murphy
La philosophie taquine imagine
une leçon de vie alexandrine,
conduisant sans doute à la doctrine
de l’erreur ...la fameuse tartine
qui tombe toujours côté sucrine.
Posté à 16h28 le 24 mars 26
Vagabonder en sifflotant c'est le pied...et en plus, à pied, on n'a point de frein...à presser...
Jim, Roi des uns et des autres..
Posté à 17h20 le 24 mars 26
Bonsoir JIM,
J'admire non seulement la musicalité et l'élégance de tes descriptions imagées et expressives, mais aussi cette introspection qui dévoile l'essence de la réalité des choses.
On peut tomber facilement amoureux de la Muse et lui faire la cour, mais elle, de son côté, ne nous dispense ses charmes et ses révélations qu'avec parcimonie, et une fois qu'elle est sûre que nos sentiments envers elle sont réguliers et généreux. Alors seulement, à ce moment précis, elle nous accordera ses faveurs, de bonne grâce, et nous initiera à ses arcanes. Mais ce n'est pas une Dame simple et facile à séduire et à comprendre. Heureux les quelques élus qui font partie de ses amants.
Tu fais partie de ces privilégiés à qui elle a accordé toutes ses faveurs, et je salue ta performance de plume !
Bien cordialement
ANDRÉ
Posté à 18h23 le 24 mars 26
Il s'agit, Viemartienne, Tonin, André, de savoir et pouvoir rire de soi afin de n'oublier d'où l'on vient sans savoir où l'on va, à moins que ce ne soit l'inverse, qui sait ?
Merci de vous être arrêtés ici en passant par là !
Posté à 00h37 le 29 mars 26
De qui s'agit-il ?
En tout cas la forme est au top.
C'est l'essentiel.

Posté à 08h43 le 29 mars 26
Qui que soit cette sauvage à assagir, elle semble avoir donné bien du fil à retordre à l'auteur qui n' apprécie que plus intensémment d'être libéré de son joug, le bienheureux !

Posté à 10h34 le 29 mars 26
Édité à 10h35 le 29 mars 26 par Arielle
Merci de vos lectures et commentaires, Arielle & PierreL.
Ici, par ma bouche, ou ma plume, le locuteur qui s'exprime n'est autre que le sapiens. Il parle d'une chose non nommée, mais caractérisée par son genre féminin, et le fait qu'on n'en sache son origine, divine ou humaine. Il ne peut que se soumettre à celle-ci, du moins tant qu'il n'active pas ses neurones... Il distingue donc la Loi de la nature, de celle qu'il met en place pour sa sauvegarde et la gestion des affaires courantes, en la Cité qu'il construit.
Ce distinguo fut établi très tôt chez nos lointains parents, on en trouve trace dans les légendes et la philosophie, par exemple Socrate qui raille ceux qui prétendent causer de ce sur quoi ils ne peuvent agir (les sophistes - les cabinets conseil d'alors), se contentant quant à lui de parler de ce qui lui est accessible, par exemple de la santé observable d'un cheval qu'il désire vendre ou acheter. Savoir ce qui relève de tel ou tel domaine est une tracasserie qui perdure jusqu'à nos jours, on la trouve d'ailleurs traitée par Montesquieu dans son « Esprit des Lois ». On fait baver les têtes blondes, pas toujours charmantes, sur ce thème dit du rapport nature/culture.
« Sauvage » désigne ce qui est hors murs, autrement dit hors de la loi de la Cité. Cette opposition est aussi celle régnant entre l'économie et l'écologie, la gestion de la maison-cité (éco) du point de vue de nos artifices (nomos), et celle du point de vue de la nature (logos). Le but ultime de quelques allumés étant de se libérer du joug des lois naturelles, à savoir que le grave – le lourd – chute vers le centre de la Terre, désirant plonger dans le giron de sa maman Gaïa, tandis que le léger vise la sphère des fixes, règne de l'incorruption.
Posté à 14h03 le 29 mars 26
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.