La poésie sur internet
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Par : Salus
Vœux pieux et constats
Apprenons-nous d'aimer sans raison ni compter ;
Echangeons, partageons le pain, l'eau, la parole ;
Sortons de ce qui fut notre plus mauvais rôle !
Regardons-nous sans fard, sans fable à raconter :
Chaque fois que possible il nous faut préempter,
User des interdits (gaz, uranium, pétrole...)
Et tuer, torturer, restreindre n'est pas drôle.
Si nul remord jamais ne nous viendrait hanter
A l’abri du regret nous pourrions sans vergogne
Achever ce Grand-Œuvre où l'or se change en plomb
Où l'air sèche où l'eau saigne où la colombe grogne.
Mais même à voir le gouffre aller en s'évasant
Il nous reste un espoir avant que l'on s'éteigne :
La nature immortelle ira, tout effaçant.
Posté à 11h40 le 05 juin 26
Édité à 11h41 le 05 juin 26 par Salus
Et notre trace ici n'aura point été vaine,
Notre ADN alors sera toujours présent
Dans le hêtre au fond de sa faîne,
Au cœur du rossignol, un chant (?)
Où l'air sèche où l'eau saigne où la colombe grogne :
Voilà un vers qui réjouit l'oreille et qui t'est typique.
Le tout reflète une universalité désespérée, presque résignée, d'autant plus que tout était merveilleux ; une impression de gâchis, joliment exprimée, sincère... Poétique, comme le seul recours.
Posté à 14h16 le 05 juin 26
Un constat sans illusions mais plein de sagesse et de dignité au bord du grand entonnoir où l'or se change en plomb.
J'aurais plutôt lu:
Si nul remord jamais ne venait nous hanter
mais je ne suis pas sûre ...
Posté à 16h14 le 05 juin 26
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