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Echos
par Prunelles


"Je te l'avais bien dit qu'il suffisait, une fois planté et arrosé, de tout laisser dormir, un petit peu..." L'enfant contemplait ébahi les tiges dressées avec au bout, des tout petits boutons ; et ces feuilles en dentelles, oh !!! Ne voyait pas sa mère qui contemplait derrière, ébahie elle aussi, ce petit bouton d'homme un jour bientôt en fleurs, mais elle avait encore le temps ... "Je te l'avais bien dit qu'il suffisait de travailler un peu ; un petit peu par jour c'est tout." L'enfant si fier de pouvoir faire, d'avoir compris le un après le deux, le deux après le trois, et caetera et caetera ... Sa mère si fière de lui ; mais juste ce qu'il faut devant le cours de la rivière. "Il arrive parfois que le coin de la table rencontre inopportunément ton front si tendre, que la terre râpeuse égratigne ta peau et que d'autres enfants te contrarient aussi ... Il arrive parfois que ce ne soit pas le moment de courir dans les prés, que le feu si dansant et si chaud ..." ... ... Il pressentait alors dans les yeux de sa mère ce fil si fin, qui brille et s'enhardit... jusqu'à le dépasser quand il serait solide. Mais il aimait surtout ses longs silences et ses absences, quand les mots de sa mère devenaient des échos : "Il faut, tu vois, enlever patiemment la soie, pour ne pas tout froisser. Car vois-tu moi je t'aime en entier, je prends tout. Tout était déjà là, dans un papier cadeau."



Poème posté le 24/09/15


 Poète
Prunelles



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