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Poésie libre / L'autre
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L'autre
par Fregat


Le lointain se voile et l’ombre grandit Sur la cime ventée des frondaisons, On entend clair le concert qui pépie De soucieuses palombes* en leur balcon. La campagne en prière s’agenouille Au flagrant signal d’une humidité Dont le pesant couvercle teint de rouille Les feuilles des arbres au coin des sentiers. Frissonnante, la plage désertée, Dans l’écho des vagues et leurs tourbillons S’ébroue de cette fraîcheur déposée Qui ternit de ses dunes l’ardent blond. L’air tient dans sa mante de soleil pâle La rare clarté de rayons fugitifs, Comparses d’un automne dont la malle Renferme bien des murmures plaintifs. Le ciel lui-même, le cœur déchiré, De sombres nuages perlant du front, Pleure le visage qu’il a aimé… Mais dans l’ombre est déjà l’autre saison. * palombes = pigeons ramiers dans le Sud-Ouest https://youtu.be/xXBNlApwh0c



Poème posté le 10/11/19 par Fregat


 Poète
Fregat



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