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Poésie libre / L’eau sourde
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L’eau sourde
par Francois


Obsolètes, les filles ont désormais - victoire ?- Le triste caractère de la vie active. Leur jeune dos courbé et sans vraiment y croire, Elles vont travailler, puisque rien ne les prive. Il me semble que rien n'est fixé dans ces temps. A quoi bon s'accrocher ? Et à quoi ? Et à qui ? Le conseil des sages - je le trouve ennivrant- N'a jamais connu silence mieux maudit. La vérité s'est vue les pieds sur le bûcher. Les gens l'ont insultée, couverte d'un drap noir, Très grossier ; Et nul n'a couru à nos chevets Pour prévenir des fils perdus, du désespoir. Ah mais vous rigolez ! Faites donc après tout, Il ne reste que ça. Il reste le cynisme. Même le chevelu ne tend plus l'autre joue Et coule dans la boue du douillet altruisme. C'en est si révoltant que nul ne se révolte. Tohu- bohu ! Chaos ! La chose mise à nue Dans l'éreintant miroir constellé de la porte. Des fous nés pour le feu et des hommes repus.



Poème posté le 22/11/19 par Francois


 Poète
Francois



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