Je ne me crois pas grand prophète,
Mais vous allez le découvrir,
Qu’approche la fin de la fête
Et que vous allez tous mourir.
Vous fuirez comme l’eau courante,
Un peu plus tôt, un peu plus tard ;
La différence est peu flagrante,
Qu’on soit penseur ou bien fêtard.
À peine le temps qu’on s’attable
Et le festin est tout ranci.
C’est désolant, c’est regrettable,
Ça m’interloque, moi aussi.
De ce principe, que conclus-je ?
Au fond, je ne vois pas très bien ;
Je n’admoneste ni ne juge,
Je disparais, je ne suis rien.
Posté à 16h56 le 23 oct. 25