La poésie sur internet
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Par : Tontonjacques
J’ai appris cette expression au lycée, de la part d’un camarade qui venait de lire un de mes premiers poèmes (calqué, pour la forme, sur un poème de Ronsard que nous avions étudié en classe). Sur le coup, j’avais été passablement vexé, mais avec le recul, je trouve qu’il n’avait pas tout à fait tort.
Qu’est-ce que le cucul-la-praline ? (il existe différentes versions du terme, et différentes orthographes aussi, Colette par exemple a utilisé « cucu »). Internet nous renseigne facilement : ça veut dire bébête, niais, mièvre etc, bref l’une des choses qu’il vaut mieux éviter quand on écrit, et notamment de la poésie. Je laisse la parole à Nicolas Lafarge, qui sur le site www.lalanguefrancaise.com/ explique bien la chose :
« L’expression « cucul la praline » (parfois raccourcie en « cucul ») est généralement associée à quelqu’un (ou quelque chose) de naïf ou de sot, témoignant d’une attitude enfantine, voire ridicule. Il évoque une innocence ou une candeur exagérée, tant et si bien qu’elle en devient risible, et en décalage avec le contexte qui l’entoure.
Par extension, cette mièvrerie renvoie aussi à une forme de bêtise : l’expression « cucul la praline » désigne une certaine simplicité d’esprit, un comportement immature, ou une pensée dénuée de complexité. »
Eh bien voilà, vous savez (presque) tout. Mais comment produire de la poésie mièvre ?
- par le vocabulaire : il faut impérativement faire grand usage de mots « précieux », positifs, « jolis » : or, argent, diamant, chatoyant, amour, ou pire encore : merveilleux, admirable, adorable, superbe. Il vaut toujours mieux suggérer que dire.
- mais le fond doit être à l’unisson : il doit lui aussi être 100 % « positif », bien consensuel, bien attendu, sans un milligramme de prise de distance, encore moins d’ironie ou même d’originalité. Par exemple : la guerre, c’est mal. Wow ! ça valait la peine d’écrire un poème pour dire ça, on n’y aurait jamais pensé tout seul.
Allez, au boulot, essayons d’écrire un poème qui soit bien « cucul la praline ». Thème : le printemps.
Posté à 10h28 le 01 déc. 25
Édité à 10h36 le 01 déc. 25 par Tontonjacques
Posté à 12h27 le 01 déc. 25
Édité à 14h11 le 01 déc. 25 par Pierrelamy
Posté à 14h45 le 01 déc. 25
Édité à 14h45 le 01 déc. 25 par Tontonjacques
Posté à 15h21 le 01 déc. 25
Édité à 15h32 le 01 déc. 25 par Pierrelamy
QQ le praliné, c'est aussi celui qui enfonce les portes ouvertes, se délecte des lieux où tout le monde va, et ne rate jamais avec son Nikon de prendre quelques clichés.
Ce terme traduit aussi une certaine gentillesse : "il est gentil, c'est un brave garçon, il est mignon (id. au féminin), etc. Il y a un côté cartes postales de vacances pour papy et mamy... J'aime bien papy et mamy, ils sont gentils et ils m'aiment aussi... and so and so. Bref, me méfierai moins de lui que de son cousin le faux-Q.
Faire simple sans tomber dans le simplisme, faire un peu futé sans chuter dans l'abscons.
Posté à 20h42 le 01 déc. 25
Édité à 20h52 le 01 déc. 25 par Jim
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