A contre-jour, l'exil, au noir qui s'illumine
Réfléchit, attendu ; l'espoir a son chevet.
Je résiste, me bats, je cours, je suis une autre
Car je sais du désert l'odeur âcre des soifs
Et l'invisible temps à la lune adossé.
Insolite piéton de mes univers clos
Dans une course lente obstinément troublée
Tant que tes pas pourront toute heure retenir
Je ne t'écrirai plus qu'en bleu toutes ces choses.
Ces choses, où exister, où l'on ferme les yeux
Où l'esprit voyageur en cachette s'éveille
Multiple, nécessaire au velours le plus doux
Et aux balbutiements d'un horizon fertile
Comme aile sous l'écorce où l'on se sent vivant
A la cime des mots où l'azur nous précède,
Il montera soudain mon rire apprivoisé
A l'écho de ta main qui cherchera la mienne.
Posté à 16h43 le 06 déc. 25