Les yeux où se dessine un horizon pluriel
Les cheveux chamarrés de soleil
et le vent cinglant de l’Oural
qui s’ouvre un passage sous les jupons serrés
Tenir en selle dans la nuit interminable
de toute sa chair où couve un sang brûlant
arc au point prête à faire pleuvoir
les pointes redoutées
Guerrière magyare
au cœur forgé à la rudesse des steppes
en butte à une errance
qui ne cesse qu’avec le combat
Un cœur à lui seul
plus fougueux et plus libre
qu’une horde de cavaliers
des longues plaines originelles
La poitrine haute et rebelle
fendant les tempêtes glaciales
L’âme née avec le cri d’une terre
de glace, de glaise et d’ossements
Posté à 16h17 le 25 janv. 26