La poésie sur internet
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Par : Tontonjacques
Sous les jeunes rameaux qui, subtils, se balancent,
L’eau vive fait ouïr son murmure berceur.
Ce ru qui au hasard mène sa nonchalance
Pour l’âme a les vertus sages d’un guérisseur.
Ce modeste cours d’eau n’égale pas le Rhône :
Il trace dans les prés son sillon argenté
Et serpente, enjoué, sans hâte, entre les aulnes,
Sans souci, sans projet, sinon de serpenter.
Un vieux pêcheur taiseux, près d’une cascatelle,
Songe, l’orteil à l’air et la visière au front ;
Sur l’herbe rejetée, une brème pantèle,
Promise, résignée, au beurre et au citron.
Mais plus loin, la rivière en fredonnant sinue,
Insensible au péril dormant des hameçons.
Elle poursuit son cours, secrète et inconnue,
Pleine de galets blancs et de libres poissons.
Posté à 16h27 le 31 janv. 26
Très chouette, surtout les strophes 2 & 3
Posté à 17h06 le 31 janv. 26
Merci !
Posté à 19h20 le 31 janv. 26
Je la reconnais, c'est la rivière de mon enfance, Tonton.
Bravo pour le style.
Posté à 11h10 le 01 févr. 26
"Sans souci, sans projet, sinon de serpenter" et de nous réjouir parmi le cresson bleu ... une jolie goulée d'air frais !
Posté à 16h27 le 01 févr. 26
Oui, je suis assez content de cette reprise du verbe "serpenter", je suis sûr que ça a un nom savant en rhétorique, mais sur le moment, il m'échappe...
Posté à 10h40 le 05 févr. 26
Ben, grâce à tous les principes réformés par les théorichiens du quartier, ton poèmezatoa, tonton, il est bô !
Posté à 11h06 le 05 févr. 26
J’ai trouvé ! (enfin, Copilot a trouvé) : c’est l’épanadiplose. Ça vous en bouche un coin, hein ? Et du coup, ça m’inscrit dans la lignée des Tacite, Malherbe (« Et rose elle a vécu ce que vivent les roses »), Hugo (tant qu’à faire), Bernanos, Cocteau, Cesbron, voire Du Bellay ou Apollinaire, excusez du peu, mais j’abrège pour ne pas vous indisposer. Je tâcherai de me souvenir du mot en tout cas.
Et ce n'est pas tout ! Je commets aussi des "zeugmes sémantiques", comme me l'explique, une fois encore, Copilot :
"Dans :
« l’orteil à l’air et la visière au front »
…le verbe implicite (avoir / être) régit deux compléments qui n’appartiennent pas au même registre logique :
- l’orteil à l’air → état corporel, concret
- la visière au front → position d’un accessoire, relation spatiale
Le lien syntaxique est unique, mais les deux termes qu’il coordonne relèvent de plans sémantiques différents.
C’est exactement ce qu’on appelle un zeugma sémantique (ou « attelage » dans la tradition française)."
Je me sens de plus en plus intelligent... Merci à l'IA, qui sait m'expliquer tout cela clairement et simplement.
Posté à 16h34 le 05 févr. 26
Édité à 16h49 le 05 févr. 26 par Tontonjacques
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