On lui dit :
Calme toi, prends ton temps, rien ne presse,
fais chaque jour ce que tu dois, tout ira bien
et tu vivras, sinon heureux, du moins serein ;
laisse le temps passer comme douce caresse.
Fixe toi quelque but et suis le bon chemin,
avançant pas à pas, sans d'excès trop en faire
ni d'en faire trop peu, car celui qui bien gère
n'a nul regret d'hier, ni crainte de demain.
Mais tu vises trop haut, rien ne te satisfait !
Inatteignables sont tes fins ! D'orgueil tu pêches !
Bien qu'ayant tout pour être heureux, la vive flèche
de ton esprit te blesse en augmentant ton faix.
Ce n'est désœuvrement qui me plonge en la nuit,
mais bien cet infini qui, devant mon œil, luit.
©JIM
Posté à 23h05 le 02 févr. 26