Derniers feux
Au soleil de la jeunesse
L'esprit doit briller toujours ;
C'est de l'âge la noblesse
Et l'art, qui veut que l'on naisse
A la Muse et ses amours
Pour que l'âme le connaisse,
Nécessite une souplesse
Pensée, et de beaux atours
Pour parer les alentours
Du sens hélas souvent rêche !
Ces friches sont le terreau,
La pouponnière, la crèche,
L'incubation de tout prêche
Qui, coulant comme de l'eau
De source limpide et fraîche,
Usera, jusqu'à la brèche,
Le réel, neutre bourreau
Qu'on voit à travers l'ouvreau
De nos sens, au feu du rêve,
Sous l'enfer de l'athanor
Carbonisant tout sans trêve
Jusqu'à la vie ample et brève
Sans rien transmuter en or
Malgré le jour qui s'embrève
Sans entrave dans le sèvre
Somptueux d'un septuor...
L'imaginaire est mentor
Du réel et du symbole ;
Cet espace interstitiel
Dont l'art est le nord du pôle,
L'azimut et l'Acropole,
Agrandira notre ciel
Sous le souffle long d'Eole
Dans l'universelle école
Du vital ! De l'essentiel !
Dans un monde démentiel...
Posté à 19h38 le 03 févr. 26
Édité à 19h40 le 03 févr. 26 par Salus