Depuis le lever du jour, aux abords duquel j’ouvre les volets, la pluie tombe sans discontinuer, le vent est absent, les goutes tombent droites, éclaboussent méthodiquement la table de la terrasse, s’écoulent par petits ruisseaux sur le carrelage, il faut tendre l’oreille pour saisir ce ruissellement discret, ces flaques qui se remplissent et se déversent inlassablement dans l’herbe, qui les absorbe comme une éponge. Les corneilles crient au loin dans les arbres, les moineaux guettent déjà les alentours de la mangeoire que je remplirai plus tard.
Milieu de l’hiver et pourtant quelle douceur dans l’air.
Un des pruniers, le long de la haie de lauriers qui s’égoutte mollement, ose déjà quelques fleurs blanches. Je guette l’arrivée d’un premier insecte qui viendra le butiner.
Mon attente est vaine.
Je referme la fenêtre, il ne me reste plus qu’à m’habiller pour sortir
Posté à 13h19 le 13 févr. 26
Édité à 13h20 le 13 févr. 26 par Falaises