Abandon 90
Quand tu m’emmènes,
Je coule sous ta peau.
Je laisse mes baisers
Brûler dans ton cou.
Ton amour est une lame lente,
Mais je t’offre mon cœur.
Je m’abandonne à toi.
Et quand les fleurs noircissent,
Ne prétends pas t’enfuir.
Le lit reconnaît ton corps.
Une fois les draps refermés,
Ils ne lâchent personne.
Viens.
Viens à moi.
Je veux tes insomnies,
Tes serments scellés de larmes,
Le goût de ta fièvre dans le noir,
Tes rêves noyés dans ma chair.
Je te ferai crier mon nom
Au bord d’une noyade.
Oublie le monde dehors —
Il est déjà en train de pourrir.
Serre-moi plus fort.
Jusqu’à ce que nos âmes
Ne forment plus qu’un cercueil.
Posté à 15h17 le 27 mai 26