La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Hazarian
Ce matin, je suis las, lourd, chagrin, accablé,
Je voudrais m’oublier dans une rêverie
Sans fin, flatteuse et lâche, et, captif de ce lé,
Délasser mon tourment, rompre à toute avarie.
La blessure est profonde et corrompt mon cerveau
Tout autant que mon cœur, et rien ne me console ;
Rien, las, ne vient souffler le vent d’un renouveau
Dans mon âme, dont rien ne fixe la boussole.
Je n’ai que ces aveux d’un cœur pur prononcés
Pour éclairer mes pas en ce royaume d’ombre
Et pour me départir des doutes insensés
Dont en ces lieux, meurtri, mon pauvre esprit s’encombre.
Ô poésie, ô vers, ô consolation !
Sans vous, ô chants profonds, de mon heur que saurais-je ?
J’errerais dans la nuit soumis à la raison,
Et des yeux sans lueurs grossirais le cortège,
Dans le trouble j’irais dément ou résigné,
Sous des cieux sans écho, la tête lourde et basse,
Je me verrais au sort d’un bagnard assigné
Et du triste commun prisonnier de la nasse.
Mais voilà qu’à présent s’estompent mes ennuis
Et perce le rayon de ma fidèle étoile,
Voilà que de vos feux je récolte les fruits,
Et voilà qu’à nouveau se ranime ma voile.
Heureux qui se consacre à l’art ainsi qu’au vrai
Au point de n’avoir point de plus haute alliance
À nouer sous l’azur, à célébrer plus gai !
Nul ne sait mieux que lui le secret de la chance.
Posté à 16h09 le 07 janv. 23
Suite à une suppression de compte, les messages de ce membre ont été supprimés, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée
Posté à 18h02 le 29 janv. 23
Suite à une suppression de compte, les messages de ce membre ont été supprimés, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée
Posté à 19h36 le 19 févr. 23
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.