La poésie sur internet
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Par : Salus
Convulsive Oblation
Il était une fois, perle rare d'étoile,
Une agate, une goutte, un rond vaisseau sans voile,
Une ample et vive nef naviguant l'univers,
Pavoisée aux couleurs - mille bleus et maints verts
Reflétant l'organique et le chant du vivant
Que la vivante boule émet – Oyez le vent !
Son harmonique souffle agite à cœur la moelle
Du minéral qui vibre, ainsi que d'une toile
La structure se tend sous l'éolien effort !
Et l'immémorial roc, insensible à la mort,
Coulait sous le manteau sa texture profonde
Tandis qu'à la surface où les creux tenaient l'onde
Des plaques se mouvaient, vastes comme les Indes,
Et poussant les grands monts en d'austères enceintes,
Grossissaient d'Océan l'estuaire et le fjord.
Là, le sel des glaciers s’assimile et s'endort
Pour féconder le flot, marée après marée,
De cette ambroisie où la vie est démarrée ;
Celle qui se dédouble, et grossit, et se meut,
Celle qui pousse et souffre, et jouit, et s'émeut,
Et qui répand partout ses bienfaits et ses maux
Dont l'Equilibre engendrera de clairs émaux
Enrichissant la diversité chamarrée :
Quelques reflets de plus à la, déjà moirée,
Grande œuvre interne enchâssée alchimiquement
- Comme au corps luit l'esprit, comme la note au chant -
A la totalité de la bulle infinie
Expansant le réel - ce que tout mental nie -
Néant démesuré que la matière noue
Au mouvement tournant la gigantesque roue
Dont le pluriel moyeu centre l'ultime aimant
Auquel on sacrifie, amoureux, en s'aimant.
Posté à 16h10 le 15 juil. 25
Édité à 12h33 le 17 juil. 25 par Salus
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