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La tombe
par Salus


Dans les champs fanés Des couchants finis, Décombres mal nés, Embrouillaminis… Des tréfonds, si loin, Les monts, d’un feu lent, Brûlent comme lin Sous les pics hurlant… Et tombe du ciel, Comme bombe, l’œil De l’astre officiel, Le rostre au cercueil De la nuit sans fards Qui fuit dans l’enfer Grouillant de cafards Pouilleux, dans ma chair… L’aurore viendra, D’un sale or vairon, De ce dieu qu’est Râ ; (L’odieux héron Perché sur mon trou Sert l’évêché nu Des Egyptes, où Le glyphe est connu…)  Je dors sous le sol, Mais le décor sourd Comme de l’alcool Au fantôme gourd Dont l’erre est, au soir, Dans l’air bientôt noir.



Poème posté le 23/03/17


 Poète
Salus



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