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Noël ensemble (compilation pour les fêtes)

Par : Laugierandre

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Laugierandre

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Je vous propose, dans ce topic, et durant tout ce mois de décembre que nous allons vivre en féerie et en poésie ensemble, de découvrir quelques poèmes sur l'ambiance de Noël, sur les paysages immaculés de neige, sur des mots "magiques" qui retracent toute la beauté et la nostalgie et font remonter en chacun de nous ces merveilleux souvenirs de l'enfance.

Partageons ces moments dans la FOI, dans l'AMOUR, dans la JOIE, dans l'ESPÉRANCE, aussi, pour celles et ceux qui sont dans la souffrance où qui connaitront la solitude en ces moments où le BONHEUR devrait être pour TOUS et la misère absente. Si vous avez des poèmes personnels où si vous connaissez de beaux textes d'auteurs connus ou anonymes, c'est ICI que je vous invite à les déposer pour que durant ce mois qui nous sépare de Noël nous visitions et lisions ces pages qui nous rapprocheront encore plus les uns des autres. UN GRAND MERCI par avance.


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Guy de MAUPASSANT

NUIT DE NEIGE

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur œil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.
___________________

Jean-Jacques AMPÈRE

LA CLOCHE DE NOËL

L'air est froid ; dans les cieux la lune brille et fuit ;
La cloche de Noël résonne dans la nuit.

Irai-je dans le temple où s'assemblent mes frères ?
Irai-je vers le Dieu qui consolait mes pères ?
Non, le temple est ouvert aux enfants de la foi,
Et le Dieu qui console est étranger pour moi.
Non, je ne prierai point ; que me fait la prière ?
Moi, j'écoute le vent siffler dans la bruyère.

L'air est froid ; dans les cieux la lune brille et fuit ;
La cloche de Noël résonne dans la nuit.

Voici la nuit du Christ, la nuit miraculeuse :
A cette heure, du ciel la voix mystérieuse
Plane sur le berceau des enfants nouveau-nés ;
Mais cette voix n'est pas pour les infortunés ;
S'ils regardent le ciel il devient noir et sombre,
Et des bruits effrayants les menacent dans l'ombre.

L'air est froid; dans les cieux la lune brille et fuit ;
La cloche de Noël résonne dans la nuit.

Ne priez point pour moi dans le temple rustique,
Ne priez point pour moi dans la chapelle antique,
Ô vous tous qui priez, ne priez point pour moi.
Seulement, si, le cœur saisi d'un vague effroi,
Vous arrêtez vos pas auprès du cimetière,
Pleurez, pleurez les morts et leur froide poussière.

L'air est froid ; dans les cieux la lune brille et fuit ;
La cloche de Noël résonne dans la nuit.
___________________


À SUIVRE...

Posté à 12h48 le 01 déc. 20

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Laugierandre

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Marie NOËL

BÛCHE, QU'EN PENSES-TU ?

Mais quel est celui-ci qu'une main d'ombre accable,
Penché si lourdement sur l'ouvrage du feu ?
Son assiette froide est seule sur la table.
Est-ce un coupable ?... Un exilé ?... Voyons un peu,

Bûche, qu'en penses-tu ? Sa femme est-elle morte ?
Ou plus morte que morte avec l'amour au vent ?
L'a-t-on trahi ? — Son frère ou son ami, n'importe —
Ses enfants, où sont-ils ?... Et sa belle ? Au couvent ?

Il n'a ni compagnons, ni maîtresse, ni femme ;
Les enfants n'ont rien dérangé dans son souci ;
Il n'a parlé qu'aux seuls fantômes de son âme ;
C'est de courir après le vent qui l'a transi.

Ah ! mauvais écolier qui te disais un conte
Au lieu d'apprendre enfin ta réelle leçon,
Faiseur de faux calculs qui n'eus jamais ton compte
De gouttes pour ta soif, de mots pour ta chanson,

Noël ! Noël ! Entends-tu les cloches danseuses ?
L'homme n'est plus ce soir qu'un frêle nouveau-né
Qui s'éveille en sursaut et cherche ses berceuses,
Les nourrices d'amour qui l'ont abandonné.

Qui m'aimera ? Qui m'aimera dans la nuit douce ?
Ah ! qui donc ? — les mamans, c'est si vite passé ! —
Puisque dans l'avenir désert où Dieu nous pousse
Le cœur qui m'abritait, nul ne l'a remplacé ?

Noël ! Dans le vieux temps lointain mon cœur s'élance !
Et lente, grise, vague, avec cent yeux d'azur,
La Ronde du Passé tourne dans le silence.
Ses revenants doux et fanés longent le mur.

C'est la maison, la salle et son foyer folâtre
Où le sabot naïf espérait dans un coin...
Et Jésus emplissant tous ses rêves dans l'âtre...
— Tous ses rêves !... Ô Dieu ! que ces heures sont loin !

La femme aux genoux chauds, endormeuse de plaintes,
Qui vous berçait d'un chant toujours plus vague un peu ;
La femme aux doigts calmants qui venait sus aux craintes
Avec sa lampe et vous tendait les pieds au feu ;

Celle qui dans ses mains serrait les mains peureuses
Et, défaisant d'à peine un souffle le réseau
Des cauchemars ourdis en mailles ténébreuses,
Secouait les démons accrochés au berceau...

Où donc es-tu, pauvre vieille, ma seule Dame ?
Retrouve-moi ! Vois-tu pas au déclin du feu
Que j'ai besoin de tes secrets de bonne femme ?
Je rirais tant pour un polichinelle bleu !

Vois-tu, depuis longtemps, j'ai bien eu du courage,
J'ai souffert sans mot dire : on se serait moqué.
J'ai fait mon œuvre auprès de ma douleur bien sage
Mais pour du bonheur vrai la force m'a manqué.

Chante-moi la chanson où la mère est partie,
Où la marâtre reste avec l'enfant plaintif.
Chante, et tout doucement tiens ma tête blottie
À l'endroit que j'avais sur ton cœur fugitif.

Emporte-moi dans la « chapelle blanche » à l'heure
Où tant bercé j'aurai des brumes en l'esprit.
Dis moi tout bas « Mon cher petit » pour que j'en pleure.
« Mon cher petit... Mon cher petit ... Mon cher petit... »

Noël ! Les yeux du feu sont clos, la braise râle,
De la bûche qui meurt plus rien ne se défend.
Plus rien... tout tombe... Il reste un peu de cendre pâle...
De l'ombre... un peu de cendre... un long sanglot d'enfant.
__________________

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Gustave NADAUD

LA BÛCHE DE NOËL

Noël ! la bûche est allumée !
Et je suis seul, chez moi, la nuit.
Causons avec le feu, sans bruit,
Porte fermée.
Il peut trouver longs mes discours ;
Moi, j'estime les siens trop courts.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Ô bûche de Noël, es-tu
Le rameau d'un cèdre abattu
Dans l'Idumée ?
Mais non ; je sais bien qu'autrefois
Tu fus un chêne dans les bois.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Parle-moi de nos jours heureux :
Tu descends des coteaux ombreux,
Tout embaumée,
Apportant dans notre cité
Les parfums du dernier été.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
As-tu vu des amants s'asseoir
En attendant l'heure du soir
Accoutumée ?
Chut ! on entend un bruit de pas...
Non : c'est un cerf qui fuit là-bas.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Viendrais-tu pas de la forêt
Où, sans se perdre, s'égarait
Ma bien-aimée ?
Les vieux chênes reverdiront,
La mousse au pied, la feuille au front.
Noël ! la bûche est allumée !

Noël ! la bûche est allumée !
Mais toi, tes destins vont finir :
Allez, bonheur et souvenir,
Cendre et fumée.
Adieu, ma bûche de Noël :
Tout rentre en terre ou monte au ciel.
Noël ! la bûche est consumée !
__________________


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Ce message a été édité - le 02-12-2020 à 18:41 par Laugierandre

Posté à 11h41 le 02 déc. 20

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Arcane

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Père Noël, est en survivance
Covid ne l'a pas atteint
Bof ! je n'entre pas en transe
N'est que poudre de perlimpinpin !

Poétesse sur images par Nature,
La neige m'éblouit
J'en aime tout autant l'écriture
Des GRANDS qui sont partis !

Je m'accorde le privilège
Pour notre GUY (de Maupassant)
Souvenir de nuit de NEIGE
Couleurs des mots cent P/cent.

Lorsque NADAUD tricote
Sur la bûche de Noël
J'ai un fil sur la glotte
Qui n'est pas du vert missel !

Ses quelques simples lignes
M'étreignent coté du coeur
Pense que je serai digne
D'un noël, nommé ...farceur !

""
NADAUD !

""Noël ! la bûche est allumée !
Et je suis seul, chez moi, la nuit.
Causons avec le feu, sans bruit,
Porte fermée.
Il peut trouver longs mes discours ;
Moi, j'estime les siens trop courts.
Noël ! la bûche est allumée !""

Auprès de l'âtre je serai
Blottie au coin des oubliés,
Et frileuse j'attendrai
Pâques ou bien la Trinité !


Merci poètes et gros baisers

Coucou clindoeil



Ce message a été édité - le 02-12-2020 à 13:05 par Arcane



Ce message a été édité - le 02-12-2020 à 16:48 par Arcane

Posté à 13h02 le 02 déc. 20

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Laugierandre

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Bonsoir LUCIENNE,

Ces poèmes et images de paysages d'hiver, à l'approche des fêtes de fin d'année, doivent nous procurer un peu de rêve et beaucoup d'émotions, car la nature aussi est en fête, pleine de candeur et de sérénité. Partageons la grandeur, la tradition et la fascination de ces poésies chargées de "magie" de Noël. Retournons quelques temps dans l'enchantement de l'enfance. Nous en avons bien besoin dans le monde tourmenté dans lequel nous vivons.

Douce soirée à toi, et MERCI d'avoir laissé ces mots tendres de partage.

ANDRÉ

Salut Salut Salut

Posté à 18h19 le 02 déc. 20

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Laugierandre

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Emile VERHAEREN

LA BARQUE

Il gèle et des arbres pâlis de givre clair
Montent au loin, ainsi que des faisceaux de lune ;
Au ciel purifié, aucun nuage ; aucune
Tache sur l’infini silencieux de l’air.

Le fleuve où la lueur des astres se réfracte
Semble dallé d’acier et maçonné d’argent ;
Seule une barque est là, qui veille et qui attend,
Les deux avirons pris dans la glace compacte.

Quel ange ou quel héros les empoignant soudain
Dispersera ce vaste hiver à coups de rames
Et conduira la barque en un pays de flammes
Vers les océans d’or des paradis lointains ?

Ou bien doit-elle attendre à tout jamais son maître,
Prisonnière du froid et du grand minuit blanc,
Tandis que des oiseaux libres et flagellant
Les vents, volent, là-haut, vers les printemps à naître ?
__________________


Jules BRETON

BEAU SOIR D'HIVER

La neige – le pays en est tout recouvert –
Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge,
Et, du fond des remous, à l’horizon désert,
Par des vibrations d’azur tendre et d’or vert,
Dans l’éblouissement, la pleine lune émerge.

A l’Occident s’endort le radieux soleil,
Dans l’espace allumant les derniers feux qu’il darde
A travers les vapeurs de son divin sommeil,
Et la lune tressaille à son baiser vermeil
Et, la face rougie et ronde, le regarde.

Et la neige scintille, et sa blancheur de lis
Se teinte sous le flux enflammé qui l’arrose.
L’ombre de ses replis a des pâleurs d’iris,
Et, comme si neigeaient tous les avrils fleuris,
Sourit la plaine immense ineffablement rose.
_________________

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Posté à 16h56 le 03 déc. 20

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Arcane

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Moult poésies sur le site
Il n'y a pas à choisir,
Ne pas lire vite, vite
Lentement il faut découvrir !

VERHAEREN a été dans mon adolescence : à la fois panoramique, sensitif et peintre imaginatif ....

Quel bonheur et Merci ANDRE !

Posté à 10h25 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Bonjour LUCIENNE,

J'espère que ces quelques poèmes viendront réchauffer les cœurs et apporter quelques notes de spiritualité à tous nos Ami(e)s poètes recherchant quelque apaisement à l'approche de cette fin d'année un peu particulière... Les poètes, de tout temps, ont été des faiseurs de rêve.

J'ai sélectionné quelques uns des plus beaux textes pour illustrer ces beaux moments qui nous rapprochent de l'enfance. Je te remercie infiniment de témoigner ton intérêt à ces écrits qui doivent nous rappeler toute la "magie" et la ferveur de ce mois de décembre.

BISOUS d'ANDRÉ

CARPE DIEM

Salut Salut Salut



Ce message a été édité - le 04-12-2020 à 12:47 par Laugierandre

Posté à 12h46 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Jacques-Imbert GALLOIX

LA NUIT DE NOËL

L'air est glacé, mais la nuit est sereine,
Les astres clairs nagent en un ciel pur ;
J'entends gémir les eaux de la fontaine ;
Le firmament étale son azur.

L'airain battu d'un coup triste et sonore
Seul a troublé le repos de la nuit.
Il est une heure, et moi je veille encore ;
Je veille seul, et le repos me fuit.

Oh ! que de fois le silence nocturne
Prêta son calme à mes songes divers !
Oh ! que de fois ma lampe taciturne
M'a vu rêver, lire, tracer des vers !

Nuit de Noël, derniers jours de l'année,
Oh ! que de jeux, de paix et de plaisirs
Vous rappelez à mon âme fanée !
Et tout a fui sous de nouveaux désirs !

Comme d'un rêve aussi doux que rapide,
Il me souvient de ce bonheur passé.
Bonheur d'enfance, imprévoyant, avide,
Que la raison a si vite effacé...

Il me souvient de ces cadeaux magiques
À mon réveil offerts dès le matin,
Et du foyer, et des plombs fantastiques,
Dont les contours présageaient le destin.

Me disaient-ils que je serais poète,
Victime, hélas ! des désirs de mon coeur ?
Que le chagrin ferait courber ma tête,
Et que jamais je n'en serais vainqueur ?...

Déjà la cloche a répété quatre heures ;
Je veille encor, je veille pour chanter.
Un bruit soudain ébranle nos demeures ;
Quelle douceur je trouve à l'écouter !

Quels sons divins, quelle auguste harmonie
L'airain du temple exhale dans les airs !
Comme l'espoir, mon âme rajeunie
Entend vibrer les célestes concerts.

Nuit de Noël, nuit de paix et de joie,
C'est dans ton sein qu'un Sauveur nous est né.
Le cœur soumis qui marche dans ta voie,
Humble et joyeux, n'est pas abandonné.

Ô mon Sauveur, viens éclairer ma route !
Viens me couvrir des ailes de la foi !
Ouvre mon âme et dissipe mon doute ;
Viens, je t'attends et je me livre à toi.
__________________


Antoine de LATOUR

LA NEIGE

J'aime la neige éblouissante
Qui couronne les vieilles tours,
Et sur les arbres qu'elle argente :
Courbe la feuille jaunissante,
Dernier souvenir des beaux jours.

Ses blancs flocons avec mystère
Reposent au toit des maisons,
Et d'une tunique légère
Voilent la face de la terre,
Ainsi que de molles toisons.

Écoutez ! tout semble immobile,
La neige endort tous les échos ;
Sans bruit passe la foule agile,
Et sur l'enceinte de la ville
Pèse un mystérieux repos.

La ville est un camp qui sommeille
Avec ses muets pavillons,
Quand le vent n'apporte à l'oreille
Que la voix du soldat qui veille,
Dans l'absence des bataillons.

C'est une flotte dont la grâce
Fait rêver aux golfes des cieux,
Une blanche flotte qui passe,
Et qui semble au loin dans l'espace
Suivre un astre silencieux.

L'arbre balancé par l'orage
Est un mât penché sur les mers,
Chaque brise un chant de la plage,
Chaque voix un cri du rivage
Prolongé sur les flots amers.

Et le soir quand la ville étale
L'éclat de ses mille flambeaux,
C'est une tente triomphale
Qui, dans sa grâce orientale,
Garde la couche d'un héros.
_________________


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Posté à 12h51 le 04 déc. 20

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Jacques AADLOV - DEVERS

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Un poème en flocon


Joyeux Noël, des belles transes
C’est ma petite contribution
A toute cette blancheur immense
Je sais, ça n’a pas l’air bien dense

C’est mon poème…en flocon…

Je pourrais faire toute une tempête
De neiges comme des étoiles en fête
Bonhommes de neige, nouveau « fashion »
Masqués, casqués, un peu patraques
Décorés comme les œufs de paques
Pour les grandes fêtes, « Lélévisions »

Sur les toits des pluies de glace
Et dans la rue, les belles traces
D’un Bonheur tendre, à glaçons…
Des bûches qui parlent et de rêves
De blanc en mille couleurs superbe
Je pourrais même vous faire… le Verbe

Dans sa version triste rigolo
Vous faire l’allure du bon Charlot
Mimant la tendresse en adverbes
Puis travesti en Père Noël
J’amènerais un bout de Ciel
Cadeaux, du bleu dans un ballon…

Je ne sais pas, si ça peut plaire
Regardez bien, cette atmosphère
Le monde épris, à l’abandon…
Rêvant le plus beau rêve sur terre !
La chute blanche et légère
L’éphémère grâce d’un flocon…



Jacques A-D

heureux

Merveilleux poèmes et illustrations André ! Salut







Ce message a été édité - le 04-12-2020 à 15:28 par Attention

Posté à 15h24 le 04 déc. 20

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Tonindulot

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Une scène de fiction à cause du virus

Tombe la neige en gros flocons
Couvrant le sol de laine blanche.
L’oiseau transi, squattant la branche,
Siffle tout haut des airs abscons.

De vrais sportifs à leurs balcons
Scrutent le ciel de ce dimanche.
Tombe la neige en gros flocons
Couvrant le sol de laine blanche.

Tout grelottants, hors leurs cocons
Quelques skieurs, droits sur leurs planches,
S’en vont braver les avalanches.
Or chacun sait que sur les monts
Tombe la neige en gros flocons.

Posté à 15h32 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Bonsoir ATTENTION,

Je ne peux que te remercier chaleureusement pour ton amabilité de lecture, pour ta participation, et pour ton appréciation concernant ce topic.

C'est dans la complicité des échanges et dans cet engouement qui nous rapproche, en ces fêtes de fin d'année, que la poésie nous fraternise et renforce les liens d'Amitié résultant de notre passion commune.

Que tous ces poèmes "féeriques" qui sont (et vont être) postés, nous fassent un peu oublier le climat inhabituel de cette fin d'année 2020.

Positivons !!!

Je te souhaite de passer un bien agréable week-end.

Toute ma sympathie de plume.

ANDRÉ

Salut Salut Salut



Ce message a été édité - le 04-12-2020 à 18:55 par Laugierandre

Posté à 18h53 le 04 déc. 20

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Jim

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J'ignorais que le grand physicien avait eu un fils poète ! Mais est-ce surprenant, quand on sait que Maxwell écrivait des poèmes? Il faut tordre le coup aux propagandistes de lieux communs tels que cette opposition factice entre science et art, seuls ceux qui vivent de l'ignorance entretiennent ces croyances car, peut-on accomplir quoi que ce soit dans un de leurs domaines sans un sens aiguë de l'esthétique ? Hilbert déclara que la première qualité du mathématicien est l'imagination. Donc, souvent grosse culture, car curiosité, et ouverture d'esprit sont les deux mamelles de la beauté.



Ce message a été édité - le 04-12-2020 à 19:16 par Jim

Posté à 19h13 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Bonsoir TONIN,

Il est tonifiant et chaleureux ce poème, en même temps que très réaliste et imagé. On s'y croirait. Il va donner de la nostalgie à celles et ceux qui, cette année, ne vont pouvoir profiter des bienfaits de la glisse et de la neige.

En tout cas, je te sais gré de ton aimable participation qui procure un grand bol d'oxygène et d'évasion, un peu comme si nous étions déjà au bord des pistes...

Passe un très bon week-end, mon Ami de plume.

Toute mon estime.

ANDRÉ

Salut Salut Salut

Posté à 19h16 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Bonsoir JIM,

Toute ma gratitude, à toi aussi, pour cette exégèse bellement développée. Ce sont des réflexions de sagesse, car la sagesse a bien à voir avec la pensée, avec l'intelligence et avec la connaissance.

"Bien juger pour bien faire", disait DESCARTES. Je pense qu'aucun don ne suffit à la sagesse. Elle porte moins sur ce qui est vrai ou efficace que sur ce qui est bon, pour soi et pour les autres. C'est un savoir, certes, mais surtout un "savoir-vivre".

Parfaitement d'accord, par conséquent, avec ta dernière phrase : "Donc, souvent grosse culture,car curiosité, et ouverture d'esprit sont les deux mamelles de la beauté".

Ma bien chaleureuse Amitié et considération.

Excellent week-end à toi.

ANDRÉ

Salut Salut Salut

Posté à 19h31 le 04 déc. 20

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Laugierandre

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Rosemonde GÉRARD

AINSI QU'ILS LE FONT CHAQUE ANNÉE

Ainsi qu'ils le font chaque année,
En papillotes, les pieds nus,
Devant la grande cheminée
Les petits enfants sont venus.

Tremblants dans leur longue chemise,
Ils sont là... Car le vieux Noël,
Habillé de neige qui frise,
A minuit descendra du ciel.

Quittant la guirlande des anges,
Le Jésus de cire et les Rois,
Transportant des paquets étranges,
Titubant sur le bords des toits,

Le vieux bonhomme va descendre ...
Et, de crainte d'être oubliés,
Les enfants roses, dans la cendre,
Ont mis tous leurs petits souliers.

Ils ont même, contre une bûche
Qui venait de rouler du feu,
Rangé leurs pantoufles à ruche
Et leurs bottes de vernis bleu.

Puis, après quelque phrase brève,
Ils s'endormirent en riant
Et firent un si joli rêve
Qu'ils riaient encore en dormant.

Ils rêvaient d'un pays magique
Où l'alphabet fut interdit ;
Les ruisseaux étaient d'angélique,
Les maisons de sucre candi ;

Et dans des forêts un peu folles,
Tous les arbres, au bord du ciel,
Pleins de brillantes girandoles,
Etaient des arbres de Noël.

Dans ce pays tendre et fidèle,
Les animaux parlent encore,
L'Oiseau Bleu vient quand on l'appelle ;
La Poule a toujours des œufs d'or.

... Mais comme venait d'apparaître
Peau d'Ane en un manteau de fleurs,
Le jour entrant par la fenêtre
A réveillé tous les dormeurs.

C'est un talon qu'on voit descendre !
C'est un pied nu sur le parquet !
Les mains s'enfoncent dans la cendre,
Comme un bourdon dans un bouquet !

"Une armure avec une épée !
- Un navire ! Un cheval de bois !
- Oh ! la merveilleuse poupée
Et qui parle avec une voix !

- Que la bergerie est légère !
- Et comme le troupeau est blanc !
- Le loup ! - le berger ! - la bergère !"
Tout tremble au bord du cœur tremblant...

Oh ! Bonheur ! Noël de la vie,
Laisse-nous quelques fois, le soir
Aux cendres de mélancolie,
Mettre un petit soulier d'espoir !
_________________


M. CHALIÈRE

LES BOUGIES DE NOËL

Chaque bougie a comme une âme
Qui vit, palpite dans la flamme...
Il semble même quelques fois
Qu'on entend de subtiles voix.

C'est que chacune a son langage.
La blanche dit : «Sois pur et sage !
Garde propre ton vêtement,
Garde ton cœur également !»

La bleue exhorte avec tendresse
Au pardon, à la gentillesse.
La verte, emblème d'espérance
Nous déclare : «Ayez confiance !»

La rouge célèbre la joie.
Elle nous dit : «Il faut qu'on voit
Sur vos visages radieux
Resplendir le bonheur des cieux!»

Puis la jaune, couleur d'étoile,
Rayonne ardent et nous dévoile
Le secret d'un profond bonheur
C'est d'aimer Dieu, de tout son cœur !


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Ce message a été édité - le 04-12-2020 à 22:12 par Laugierandre

Posté à 22h07 le 04 déc. 20

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